Entre la plaine du Grésivaudan et le plateau du Vercors, il y a huit cents mètres de dénivelé et, au mois d'août, plusieurs degrés d'écart l'après-midi. C'est un critère décisif quand la cousinade réunit des nourrissons et des grands-parents sur la même semaine : au-dessus de 800 mètres, en Chartreuse, vers Villard-de-Lans ou dans le Trièves, on déjeune dehors sans que personne ne se réfugie à l'intérieur.
L'accessibilité joue aussi pour l'Isère quand la famille est dispersée. Grenoble est à environ trois heures de Paris en TGV, à une heure de Lyon par l'A48, et l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry récupère les cousins venus de plus loin. Les arrivées peuvent s'échelonner sans immobiliser tout le groupe.
Un point à vérifier avant de réserver : beaucoup de grandes maisons iséroises sont bâties à flanc de coteau, avec des chambres réparties sur trois niveaux et des escaliers raides. Demandez s'il existe au moins une chambre de plain-pied, et si la table commune permet vraiment de s'asseoir tous ensemble — une cousinade se joue autour de ce repas-là. Pour les sorties collectives, le lac de Paladru, Pont-en-Royans et l'abbaye de Saint-Antoine mettent d'accord les générations.